01 April 2014

5 ans plus tard… La suite de "c'est qui Elzaz blog" (post dec 2008)

En 2010, la colocation devient de pire en pire quand deux énergumènes étudiants emménagent et nous pourrissent la life avec leurs baskets moisies qui trainent dans la cuisine, le ménage jamais fait, l'odeur de joint dans l'escalier, l'amoncellement de vaisselle sale près de l'évier et la soirée du nouvel an aux relents d'alcool, de clope et de chaussettes sales trois jours plus tard.

Heureusement, c'est cette année-là en avril que j'entame une relation avec celui qui deviendra mon mari, un musicien de guitare électrique. En juillet je pars quelques jours en vacances chez mon cousin Benoit, artiste peintre dans un village près de Bayonne dans le pays basque. Nous "brandissons la pancarte" pour faire du stop et nous rendre à Bayonne ou Biarritz en voiture plutôt qu'à pieds...

Je quitte Walthamstow en janvier 2011 pour emménager chez mon compagnon à Islington près de l'overground Canonbury et je fais la connaissance de nos charmants voisins turcs "Mrs Umit", son mari et son fils (Umit), Nicholas et Lucy, un jeune couple branché avec qui on fait des barbecues, les voisins algériens avec lesquels je parle français et une vieille dame surnommée "Mrs Moany face" (car elle a la mauvaise réputation de toujours se plaindre) qui vit avec sa "vieille fille" de fille pas mariée et leur chat roux qui fait pipi sur notre palier (à moins que ce soit les renards!).  
Le 12 février nous assistons au Sri Lanka au mariage de mon frère sur une plage privée, mariage en grande pompe sous les palmiers.
 En août nous partons à Montpellier pour les vacances et je m'aperçois que contrairement à moi, mon copain n'aime pas lézarder au soleil avec des magazines, mais préfère s'abriter sous un parasol en parvenant quand même à prendre un méga coup de soleil sur les tibias ! 

En octobre nous fêtons mes 35 ans dans un bar à Bricklane puis on décide de se fiancer et il m'offre un petit diamant sur anneau en or rose à De Beers sur Bond street, avec La vie en rose au piano live et une coupe de champagne offerte par la maison.
En décembre les choses vont vite et je tombe enceinte. Ma mère n'en revient pas et est au septième ciel. Bientôt toute une rangée de petits botons miniatures en laine tricotés à la main viennent orner la commode de ma chambre à Compiègne. 

Nous sommes obligés d'avancer le mariage qui était prévu pour juillet et nous nous marions le 14 avril 2012 au townhall d'Islington sur Upper street, je porte une robe vintage des années 30 en soie blanc cassé offerte par ma mère et un bouquet de renoncules composé moi-même, je suis enceinte de 5 mois. Le soir nous faisons la fête à l'étage d'un pub près du canal proche de Kings Cross et mon oncle Georges danse sur Sex machine de James Brown. 

Je passe mes vacances d'été dans la maison familiale de mon beau-père à Verberie ma ville d'enfance, je suis très grosse, j'ai pris environ 20 kilos. Il faut dire aussi que je me gave de délicieux pains au chocolat, ce qui inquiète ma mère et mon gynéco pour le diabète gestationnel, mais heureusement tout va bien. 

Une semaine après mon retour à Londres, soit 3 semaines avant la "due date" prévue pour le 21 août, je perds les eaux sur le siège de la voiture et j'accouche le lendemain le 3 août  à Homerton hospital à 15h26, après 16 heures de travail sans péridurale, d'un petit garçon Luca, 2kg 930. 
Il passe 6 jours en soins intensifs, du à une chute de son niveau de glucose et nous rentrons à la maison le 9, je suis épuisée. Je passe un été charmant avec mon bébé qui fait ses nuits au bout de 6 semaines seulement. Je prends plaisir à l'allaiter pendant 8 mois  mais c'est une grande victoire lorsqu'il accepte de prendre le biberon car cela signifie que je peux le laisser à son papa et assister à un entretien pour Bishopsgate Institute où je commence un cours du soir en avril 2013.

Il a maintenant 20 mois, il adore les voitures et dit sans arrêt "broum broum car ! bus !", il aime monter sur le meuble télé et faire tomber tous les CDs de son père par terre, jeter la bouteille d'eau de javel ou ma brosse à cheveux du haut de l'escalier, passer la balayette sous la table, brandir la brosse des toilettes comme un trophée, tournicoter sa mèche de cheveux pour s'endormir, jouer avec l'essore salade, passer l'aspirateur, jeter ma pantoufle dans la baignoire quand je prends ma douche, renverser son bol de riz par terre et se mettre du brocolis dans les cheveux. Mais sinon, c'est un adorable petit garçon facile à vivre, heureux, souriant, câlin, coquin et qui sait même offrir un joli bouquet d'anémones à sa maman qu'il appelle "minmin"pour la fête des mères. 

La vie est encore bien plus belle avec lui et je tombe encore plus amoureuse chaque jour ♡




18 March 2014

My favourite designers @ Fashion week 2014

Maison Rabih Kayrouz


Givenchy


 Valentino




Gucci


Avantages et bienfaits d'acheter en Charity shop


  1. On achète à moindre cout des vêtements encore en bon état
  2. Cela permet de recycler plutôt que d'acheter des pièces neuves
  3. Quelquefois on trouve des trucs qui sortent de l'ordinaire et qui ne sont pas "mainstream" 
  4. Quelquefois on trouve de belles pièces de grandes marques, à 1/10 ème du prix !
  5. L'argent dépensé est pour une oeuvre caricative, c'est donc une bonne action, et c'est mieux que d'enrichir les grands groupes déjà richissimes et dont la confection a souvent lieu dans des sweat shops, dans des pays pauvres ou les ouvriers sont mal rémunérés 
  6. Cela permet de renouveler sa garde robe sans trop de frais
My favourite charity shops

Mes petites trouvailles…


Sweatshirt Traid, Jupe africaine Traid, Robe Topshop, Jupe plissée en laine Gap, 
Robe Bricklane market, Poncho brodé et customisé, tunique Boohoo





Détails du poncho customisé


Sweatshirt pelican (Rokit, Bricklane), Top vert Nora Nora (Mind, Stoke Newington), 
Pull en cachemire M&S (Ribbons& Taylor, Stoke Newington), 
Gilet en crochet (Le kiloshop, Paris, marais), Jupe verte Zara (Marie Curie cancer care), 
Foulard (Traid, Dalston), Pull violet Nicole Fahri (RSPCA, Finsbury park), 
Pull gris et blanc rayé All Saints (Oxfam, Bristol), 
Gilet en laine Moonsoon et pull marron M&S (Traid, Dalston)





12 August 2011

Stupido & Moumouche en vacances

Ben dis donc ma bonne dame, ça fait longtemps que j’ai pas écrit
dans la blogosphère !
Pendant mes vacances (7 jours à Montpellier), j’ai vu (ou revu) 3 films: Mon Oncle de Jacques Tati, cinéma en plein air, mệme qu’une dame a dit qu’elle adorait mon rire (?!), Ensemble c’est tout à la télé avec Guillaume Canet et Audrey Tautou, et L’art de séduire, au cinéma, une petite comédie gentille mais qui casse pas des briquettes non plus faut pas déconner.
J’ai lu 2 BDs (Les Bidochons et La théorie de la contorsion par Margaux Motin).
J’ai lu un livre: Un léger passage à vide, de Nicolas Rey, où il est question de coke et d’alcool.
J’ai vu 3 expos: Brassaï en Amérique, le musée Fabre et Garrouste.
J’ai feuilleté 3 magazines: le Elle, le Be et le Madame Figaro.
J’ai pris 369 photos et 4 bains de mer.
J’ai mangé une religieuse au café, une tartelette aux fraises, une crêpe chocolat-noix, des fraises tagada, deux cônes, un hot-dog, des pains au chocolat, des croissants, de la baguette aux graines de pavo, et des tapas au Montpel’.
J’ai bu deux picon bières et un tango (c’est un Monaco sans limonade pour ceux qui savent pas).
Quant à Moumouche, il a eu droit à sa tranche de jambon chaque matin, sans oublier son jus d’orange et son kiwi.
Il a lu dans son transat à la bibliothèque de plage et, est revenu les tibias roses, faute d’être resté en plein cagnard à 14 heures. Enfin on a quand même bien rigolé avec Moumouche, surtout quand je l’ai battu 4 fois de suite au rami, même qu’il était pas super content, et aussi quand il m’a planté devant ma crêpe et que je lui ai fait croire que j’avais parlé avec des garçons espagnols qui passaient par là, et même que ça ne lui a pas trop plu…
Sinon, maintenant il sait marcher dans ses tongues et commander “un demi”.
Bon ben salut, c’est l’heure de l’apéro.

19 December 2010

Is that Fashion ?


Des oreilles de Mickey ?


Des trucs moches qui vont pas ensemble ?


Des tagliatelles sur la tete ?

En ordre d'apparition: Bryanboy, Tavi & Cocorosa
(serial bloggers de la fashion)
Allez, faut bien rigoler !

23 September 2010

Suzie's photographies exhibition

C'était mercredi dernier, dans un coin paumé au nord de Londres, j'ai croisé Fred, une autre française, artiste aussi comme Suzie, j'ai aspergé mon chéri de vin rouge, on a vu des sculptures trops moches et de mauvaises repros du Kama sutra, mais de chouettes vidéo montages en noir et blanc, et surtout les photographies abstraites de Suzie ci-dessous:

23 August 2010

Paris fam trip



Lorsqu'on est arrives a Paris gare du nord vendredi dernier vers 21h30, c'est Mr David Robin qui est venu nous attendre sagement avec sa pancarte GTA et son mini coach 18 fauteuils, pour nous deposer peu avant 22 heures au Concorde Lafayette (j'ai perdu mon pari). Dans le lobby, c'est Mr Guy et son sourire email diamant qui nous a remis nos cles magnetiques et on est monte a nos chambres au 19eme etage de la tour pour decouvrir une vue splendide sur la tour Eiffel et une rose blanche deposee sur le lit.

Puis on est redescendu diner d'un buffet froid: verrine de soupe fraiche au concombre et coquilles saint Jacques, plateaux d'entremets garnis d'eclairs au chocolat, macarons a la rose et mini cremes brulees... pour ensuite remonter au 33eme etage de la tour  prendre une coupe de champagne a 22 euros et admirer la vue panoramique sur....la Tour Eiffel scintillante et les entrelacs de route a 3 voies.
Couchee vers 1 heure du matin apres un bref visionnage de ploucs dans Secret story sur la 1 et des papous en voyage a Paris. 

Le lendemain, petit dej dans le salon club VIP du 30 eme etage (avec vue sur la Tour Eiffel) en compagnie de Mael qui nous fit visiter l'hotel peu apres. Viennoiseries, jus d'orange frais, saumon fume, oeufs brouilles, yaourt blanc, pain, confiture, brioche, cafe... (et Le figaro que je n'ai pas pu lire vu qu'on etait 10 a table).

A 13 heures, RDV au Concorde Opera pour visiter ce lieu mythique classe monument historique: la chambre 189 ou a sejourne pas moins de 10 annees le dramaturge Georges Feydeau, inventeur du theatre de boulevard et auteur de la piece Un fil a la patte, lorsqu'il trouva sa femme au lit...avec un autre homme. Il y eut aussi la suite Maria Callas ou la cantatrice sejourna quelques temps, et la salle noire et rouge ou les gangsters venaient jouer au billard. Apres cette visite riche en anecdotes historiques comme Jacques Bonsergent, le premier fusille pendant l'occupation allemande, ce fut even more champagne, cette fois-ci au bar Golden black designe par Sonia Rykiel, suivi  d'un croque monsieur au jambon sec et reblochon (heavy!) puis un expresso en vitesse au cafe d'en face et une paire de talons en solde a la boutique d'a cote.

Ensuite nous "hoppames' sur le bus de l'open tour, ecouteurs visses aux oreilles avec visite guidee,  pour un tour de Paris avec vue sur les plus beaux monuments, 30 degres de soleil et de vent dans les cheveux, un veritable bonheur! Vers 17heures, on descendit a la Tour Eiffel pour reprendre un RER direction Porte Maillot et quand on arriva a l'hotel, une rangee de 2CVs nous attendait pour nous emmener faire un autre tour de Paris. 15 minutes pour sauter dans la douche, refaire mon maquillage, enfiler ma robe de bal, mes escarpins noirs a rubans noues derriere les chevilles, et faire mon chignon toute seule, vu qu'Agnes n'a pas voulu s'occuper de ma coiffure. Capote ouverte, debout a l'arriere d'une dodoche bleue, les cheveux au vent avec Madame Lysianne et Marie, notre conductrice et son petit beret noir de gavroche estudiantine, nous avons traverse les Champs Elysees, la place de la Concorde, et... la Tour Eiffel (celle-la on l'aura plus que vue), les gens nous prenaient en photo (enfin pas nous mais les voitures) et nous faisaient coucou, tellement ils trouvaient que c'etait trop de la cool attitude ! Arrives a destination sur Pigalle: le cabaret du moulin Rouge !

Assises a pas moins d'un metre de la scene, 3 bouteilles de champ' nous attendaient. Les danseuses aux corps parfaits, jambes sculpturales, maquillages de diva et costumes flamboyants de paillettes, froufrous et plumes me maintinrent les yeux ecarquilles, les mains battantes et la bouche pleine de bravo pendant un spectacle d'1h45 sans interruption, avec entre autre un ventriloque hilarant et son petit chien blanc, un jongleur et ses multiples quilles, deux contorsionistes au visage impassible qui executaient des prouesses d'une force exceptionnelle,  une danseuse qui plongea dans la piscine ou nageaient des boas; des petits poneys vraiment minuscules, et le fameux French cancan ! Eblouies, le portable colle aux oreilles pour partager cette emotion avec nos proches, nous primes un taxi espace direction l'hotel pour une derniere coupette de champagne au bar panoramique (avec vue sur...la Tour Eiffel!).

Dimanche: dur lever vers 9 heures, petit dej au club (on commencait a devenir des habituees) et depose bagages au Concorde Montparnasse, avant d'aller faire le tour de nos restaurateurs Chez Edouard et le Jetlag. Puis un passage eclair au Franprix pres des Halles ou les 3 mousquetaires ont fait une razia des produits francais (galettes de ble noir, gel douche le Petit Marseillais, madeleines, Chablis et financiers orange-chocolat). Retour en trombe pour etre a 13 heures a l'hotel, faire l'inspection et dejeuner dans le patio d'un emince de porc au romarin et gratin dauphinois, ou Lysianne nous a divertit en nous expliquant qu'elle pourrait meme se laver la tete avec des cailloux que ce serait pareil (?!).

Recuperer les valises et sacs a la consigne, puis rush dans le couloir interminable de Montparnasse pour regagner la ligne 4 direction Porte de Clignancourt, grillage de queue pour embarquer dans le 9045 de 16h43, feuilletage rapido de magazines et somnolage dans le tunnel, ratage de recoiffage queue de cheval qui me valut un "ben 'Swelitche', t'as le droit de retourner direct aux toilettes parce que la ta coiffure ca va pas du tout, t'as fait une grosse bosse sur le sommet du crane!", et le retour dans la capitale pluvieuse, un cabas de 3 tonnes a chaque bout de bras... Le lendemain au bureau, on etait shattered, mais pour rien au monde on ne regrettera ce trip VVIP qui nous en mit pleins les yeux !